Un archipel du Pacifique sud - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Géographie

Un archipel du Pacifique sud

LA NOUVELLE-CALÉDONIE

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La Nouvelle-Calédonie, quatrième archipel du Pacifique sud par sa superficie, après la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et les Salomon, est située à l’extrême sud de la Mélanésie, à proximité du tropique du Capricorne. Elle est bordée, à l’ouest, par la mer de Corail et, à l’est, par l’océan Pacifique. La Grande Terre est ceinturée par un récif de corail qui forme un des plus vastes lagons du monde et dont des
parties sont aujourd’hui inscrites au patrimoine mondial par l’UNESCO.

L’ensemble de l’archipel néo-calédonien couvre une superficie totale d’environ 19 000 km2. La zone économique exclusive (ZEE-200 miles marins autour des terres émergées) est évaluée à 1 450 000 km2.

La flore et la faune terrestres et marines sont marquées par un très fort endémisme, elles font l’objet de nombreuses mesures de protection.

L’ARCHIPEL NÉO-CALÉDONIEN

La Grande Terre, d’une superficie de 16 360 km2, est allongée et étroite (400 km de long sur 50 de large). Elle est prolongée au sud par l’île des Pins (150 km2) et au nord par les Bélep. Plus au nord encore se trouvent les îles coralliennes Huon et
Surprise, inhabitées.

L’archipel des Loyauté forme un ensemble parallèle à la Grande Terre à environ 100 km à l’est. La plus grande des îles, Lifou, couvre 1150 km2. Ouvéa est une mince bande de terre émergée de 160 km2, au nord-ouest de laquelle se trouve l’îlot
Beautemps-Beaupré. Maré (650 km2) est la plus haute des îles. Entre Maré et Lifou, Tiga est la quatrième île habitée des Loyauté.

D’autres îles ou archipels sont rattachés à la Nouvelle-Calédonie : au sud, à égale distance de Maré et de l’île des Pins, Walpole, un îlot désert et les îlots inhabités de Hunter et de Matthew au sudest.
Les Chesterfield, petites îles dont la superficie totale ne dépasse pas 1 km2, sont situées à 400 km à l’ouest de la Grande Terre.

LES ÉLÉMENTS GÉNÉRAUX DU CLIMAT

En Nouvelle-Calédonie, l’amplitude thermique annuelle est assez faible : le mois le plus chaud est le mois de février (25,4°C dans le sud, 26,8° C dans le nord), les plus frais ceux de juillet et d’août (18,1° C dans le sud, 21,4° C dans le nord).

Sur la Grande Terre et dans les îles Loyauté, les vents dominants sont les alizés qui circulent du sudest. En été, les vents cycloniques d’origine tropicale liés à des dépressions peuvent dépasser 200 km/heure.

LES SAISONS

Les variations des éléments du climat au cours de l’année déterminent deux saisons.

De la mi-novembre à la mi-avril s’étale la saison chaude, plus humide de janvier à mars. C’est l’époque des dépressions tropicales et des cyclones.

De la mi-avril à la mi-novembre s’étale la saison fraîche avec parfois de fortes pluies, notamment en juillet. Les températures les plus basses sont enregistrées en juillet et août (le “printemps” néo-calédonien).

LA GRANDE TERRE : UNE MONTAGNE DANS LA MER

La Grande Terre est très montagneuse. La Chaîne culmine à 1 628 mètres au mont Panié, au nord. Le mont Humboldt, au sud, atteint l’altitude de 1 618 mètres. Les versants des montagnes sont raides et ravinés par les eaux de pluie.

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Falaise corallienne à Lékine (Ouvéa)

Sur la côte Est, le littoral est découpé, il n’y a pratiquement pas de plaine : la montagne descend directement dans la mer. La côte Ouest est principalement
constituée de collines et de plaines assez larges, bien que la Chaîne se prolonge parfois, surtout au nord, jusqu’au littoral. Ailleurs, la frange littorale est souvent marécageuse.

L’érosion des reliefs est partout très active. Le climat humide et chaud, les précipitations souvent violentes expliquent la vigueur de cette érosion. De plus, l’activité de l’homme (activités minières, brûlis) a pu accentuer l’érosion sur les pentes.

LES LOYAUTÉ : DES ÎLES CORALLIENNES

Les îles Loyauté sont essentiellement constituées de calcaire d’origine corallienne. Les coraux sont des animaux aquatiques dont le squelette subsiste après la mort de l’animal. Le corail vit en colonies qui constituent les récifs. Les récifs coralliens se développent non loin du littoral.
Lorsque le récif est collé au littoral, il est appelé récif frangeant. Les récifs-barrières se développent à une certaine distance de la côte, isolant un lagon. Si ces îles s’enfoncent, ne subsiste alors, visible hors de l’eau, que
le récif qui est alors appelé atoll ou récif annulaire.

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La barrière de récif et le lagon à Bourail (Côte ouest)

Les îles coralliennes se présentent comme des plateaux calcaires, entourés de falaises parfois abruptes. Lifou, Maré et la petite Tiga sont des atolls soulevés. Au centre de ces îles s’étend un plateau à l’emplacement de l’ancien lagon. Sur le pourtour, qui correspond au récif annulaire se sont développées des falaises. À Ouvéa, le soulèvement n’a intéressé que la partie sud-est et sud de l’atoll. La partie
nord-ouest est au contraire enfoncée : Ouvéa est un atoll basculé, dont le lagon a subsisté. À l’intérieur de l’atoll, côté lagon, le littoral est bas et sableux ; à
l’extérieur, côté océan, il est élevé et découpé.

Mise à jour : 20 janvier 2015

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