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Histoire
Article mis à jour le 10 mai 2006 par webmaster

JULES GARNIER

Géologue et prospecteur, ingénieur des mines, métallurgiste et industriel, mémorialiste estimable, Jules GARNIER fut surtout le découvreur des gisements de nickel néo-calédoniens.

Ancien élève de l’école des Mines de Saint-Etienne, il reçoit en 1863, mission de dresser un inventaire détaillé du potentiel minier de la Nouvelle-Calédonie. Au cours de sa prospection systématique du Territoire dans des conditions de sécurité souvent précaires, il ne tarde pas à remarquer une " roche verte, d’un bel éclat quand elle est pure " ; ce sera la " garniérite ", riche minerai de nickel.

En 1867, Garnier revient en Europe animé d’un bel enthousiasme et entreprend de faire connaître ses découvertes : expositions minéralogiques, publication d’un " essai sur la géologie et les ressources minéralogiques de la Nouvelle-Calédonie " où il insiste sur le rôle que pourrait jouer le nickel dans l’industrie.

Puis il prospecte les mines d’or du Colorado, le Transvaal, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais il revient bientôt à son minerai favori, le nickel.

En 1876 également, il met au point un procédé de fusion de ce minerai, dérivé de la métallurgie du fer et crée la " Société Française Anonyme pour le traitement des minerais de nickel, cobalt, cuivre et autres (système Jules Garnier) " dans le dessein d’exploiter industriellement le procédé.

Dans les nombreux brevets qu’il dépose, il décrit alors une métallurgie complète du nickel : traitements en haut-fourneau, au four à moufle ; affinage par voie sèche ou humide ; préparation d’un alliage industriel de fer et de nickel, etc... La métallurgie du nickel est née.

Les premiers minerais importés de Nouvelle-Calédonie sont traités à l’usine de Septèmes (Bouches-du-Rhône). Dans le même temps on édifie une fonderie à la Pointe Chaleix, près de Nouméa ; la première coulée y est faite en septembre 1877. La production se développe alors très rapidement. Garnier et ses associés sont à l’origine de la création en 1880 de la " Société le Nickel " dont la production atteint vite 1 000 tonnes par an de fonte à 60% de nickel.

* Richesse minière en Nouvelle-Calédonie de B.BROU

Nouvelles Editions Latines

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