FAQ - Foire aux questions sur le contrôle continu - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

logos du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, de la République française, et du vice-rectorat


Ressources

FAQ - Foire aux questions sur le contrôle continu

Réponses aux questions les plus fréquemment posées
Au 7 mai 2021

La note, annexée au courrier du VR/DGE du 23 mars 2021, formule des recommandations pour la mise en œuvre du contrôle continu en Nouvelle-Calédonie. La suppression des épreuves communes ainsi que des épreuves terminales de spécialité en terminale et le passage au contrôle continu supposent en effet de garantir aux élèves une notation juste et équitable à la fois dans leur établissement et entre établissements.
Ce document répond aux questions les plus fréquemment posées à propos de la mise en œuvre du contrôle continu en Nouvelle-Calédonie.

Pourquoi avoir mis en place le contrôle continu en Nouvelle Calédonie ?

Le contrôle continu a été mis en place au regard de la diversité des situations sanitaires dans les différentes régions de métropole et des DOM-COM. C’est un principe d’égalité qui a prévalu. A ce titre, même si la situation en Nouvelle Calédonie est à ce jour plus favorable, le contrôle continu est règlementairement en application sur le territoire.

Pourquoi un accompagnement du contrôle continu spécifique à la Nouvelle Calédonie ?

Contrairement à la métropole, la mise en œuvre du contrôle continu en Nouvelle Calédonie a pris place en début d’année scolaire et le vice-recteur a souhaité un véritable accompagnement de celui-ci de façon à impliquer clairement tous les acteurs (professeurs, chefs d’établissement et inspecteurs) ; également pour sécuriser les enseignants vis-à-vis de leur responsabilité particulière cette année dans l’obtention du baccalauréat par les élèves.
Un guide a été proposé au niveau national, celui-ci propose un cadrage global des pratiques d’évaluation ainsi qu’une déclinaison par discipline. Ce guide a largement inspiré le dispositif proposé en Nouvelle-Calédonie.

Pourquoi la note sur le contrôle continu est plus longue et plus contraignante que le guide national ?

Le guide national « Evaluer dans le cadre du contrôle continu » fait 62 pages au total ; la note destinée à la Nouvelle-Calédonie et le courrier qui l’accompagne font 5 pages, ils donnent un cadre commun interprétable pour toutes les disciplines.

Comment distinguer évaluation formative et sommative ?

Chaque professeur décide librement si telle évaluation est de nature formative ou sommative.
Les évaluations sommatives ont plutôt lieu en fin de séquence ou de chapitre, elles portent sur les objectifs fixés par les programmes en termes de connaissances et de compétences. Elles évoluent en cours d’année vers un travail qui peut être demandé à l’examen. Les évaluations formatives ont plutôt lieu en cours de séquence, elles accompagnent les apprentissages, valorisent les progrès et permettent d’aider les élèves à progresser.

Est-ce que le nombre d’évaluations sommatives peut être inférieur à 3 par trimestre ou 4 par semestre ?

Le nombre de 3 ou de 4 permet d’avoir une moyenne significative, ce n’est pas le cas avec une seule note ou deux. Un devoir d’une demi-heure réalisé en cours peut constituer une évaluation sommative. Le guide de l’évaluation indique que « un minimum de 3 évaluations par trimestre ou 4 par semestre est, sauf exception attendu". On peut considérer que la période de 3 semaines de confinement au premier trimestre en Nouvelle-Calédonie constitue une exception.

Est-ce que les enseignants d’une même discipline et d’un même établissement doivent faire le même nombre d’évaluations sommatives par période ?

Non.

Est-ce que l’harmonisation est obligatoire pour les évaluations formatives ?

Elle est recommandée, il s’agit surtout d’échanger sur la nature de ce type d’évaluation et de partager les exercices dans un espace de stockage commun par exemple. L’objectif est d’éviter de trop grandes disparités dans la nature des exercices proposés.

Est-ce que l’harmonisation est obligatoire pour les évaluations sommatives ?

Elle est fortement recommandée car les évaluations sommatives représentent au moins 60% de la moyenne de l’élève. Il s’agit d’échanger sur les sujets ainsi que sur les barèmes. Un espace de stockage commun peut être créé à cet effet. L’objectif est d’installer une harmonisation de préférence en amont (mais qui peut prendre place aussi en aval) afin d’éviter une trop grande disparité dans les attendus.

Est-ce que je suis obligé de m’inspirer des sujets disponibles dans la banque nationale de sujets pour mes évaluations sommatives ?

Non, mais on cherche à se rapprocher du niveau du baccalauréat, à ce titre il parait pertinent de s’inspirer progressivement des sujets disponibles dans la banque nationale de sujets de façon à garantir une équité de niveau d’évaluation. En début d’année il est possible d’utiliser une partie d’un sujet ou un des exercices du sujet.

Comment font les collègues pour harmoniser une évaluation sommative lorsqu’ils n’ont pas la même progression ?

Si elles sont facilitatrices, les progressions communes ne sont pas impératives. Chaque enseignant peut déposer ses exercices ou ses sujets dans un espace commun partagé, ceci, si possible avant l’évaluation afin que les collègues qui le souhaitent puissent échanger avec lui le cas échéant. Il est aussi possible de faire un retour post évaluation sur les réussites et les difficultés rencontrées par les élèves, également sur les moyennes obtenues en cas d’écart important. Ces exercices ou ces sujets pourront ainsi être réutilisés par ses collègues au fil de leur progression.

Dans le cadre d’une harmonisation, si un enseignant demande à ses collègues de vérifier si le contenu de son évaluation sommative est conforme aux compétences et au barème attendus, doit-il attendre l’aval de tous les collègues de son établissement ou peut-il se contenter de l’approbation d’un certain nombre ? Par exemple la moitié des collègues suffit-elle ?

Chaque équipe s’organise comme elle le souhaite, on cherche surtout à ce que les supports d’évaluations soient partagés ainsi que les moyennes obtenues afin qu’une harmonisation puisse avoir lieu si nécessaire.

Si les collègues se sont entendus sur une harmonisation pour une évaluation, est ce que l’enseignant doit attendre l’approbation du chef d’établissement pour mettre sa note sur PRONOTE ?

Le chef d’établissement n’a pas la responsabilité d’approuver ou non les notes données. Il doit cependant s’assurer qu’une harmonisation a eu lieu au sein de l’équipe et qu’il n’y a pas d’écart de notation non expliqué. Toutes disciplines confondues, le chef d’établissement a une vision de l’ensemble des disciplines comparativement aux résultats et moyennes des années précédentes.

En cas d’absence d’un élève à une évaluation sommative, doit-on systématiquement faire rattraper cette évaluation ?

Oui, autant que possible. Nous savons que certains peuvent avoir un comportement opportuniste. On peut puiser dans le pot commun des supports d’évaluation pour donner un nouveau devoir. Il est aussi difficile de donner une note zéro qui compterait pour l’examen.

Est-il possible de mettre la note de 0 sur 20 à une évaluation sommative si l’élève s’est soustrait plusieurs fois volontairement à cette évaluation ?

Oui, notamment si un élève refuse de faire un devoir de remplacement.

Est-ce que je suis obligé de conserver certaines copies d’élèves pour chacune de mes évaluations sommatives ?

Il est recommandé de conserver quelques copies de façon à pouvoir comparer entre collègues ou entre établissements les façons de noter et pouvoir ainsi expliquer un fort écart de moyenne.

Est-ce que des plages horaires pourront être banalisées pour les évaluations communes préconisées ?

Oui, des plages horaires peuvent être banalisées en tenant compte des contraintes d’organisation de chaque établissement (disponibilité des enseignants et des salles). Les évaluations sommatives ne sont pas nécessairement des devoirs communs.

Est-ce que des demi-journées pourront être banalisées pour permettre les concertations vivement recommandées ?

Cela relève de la responsabilité des chefs d’établissement qui peuvent par exemple convoquer des conseils d’enseignement. Le principe est cependant que toutes les heures de cours sont dues aux élèves.

S’il n’y a aucune possibilité de trouver un créneau commun pour les évaluations communes et qu’elles ne sont possibles qu’en décalé, est-ce que les enseignants auront alors le choix de ne pas faire d’évaluation commune ?

Oui. Il est toutefois envisageable de s’entendre sur un même devoir au même moment en effectuant des échanges de cours au même horaire avec des collègues d’autres disciplines.

Comment faire l’harmonisation avec un autre établissement si les progressions sont différentes ?

De la même façon qu’au sein de l’établissement entre collègues ayant une programmation différente de leur progression. Partager les supports d’évaluation (sujets, critères retenus pour l’évaluation, les barèmes voire les moyennes obtenues après l’évaluation) permet d’engager les échanges pour une harmonisation.

Est-ce que "les établissements groupés" doivent échanger sur toutes les évaluations sommatives ou quelques-unes pourraient suffire ?

Là encore, une espace de partage commun dans le cloud permet de voir les sujets et les moyennes, sans nécessairement imposer d’échanger sur toutes les évaluations.

Comment les enseignants de deux "établissements groupés" sont-ils mis en contact ?

Les inspecteurs ont aussi vocation à rapprocher les équipes de façon formelle lorsque nécessaire. Sinon le contact peut s’effectuer directement entre les équipes disciplinaires par courriel, via les coordonnateurs de discipline par exemple.

Les évaluations doivent elles refléter la moyenne obtenue par l’établissement aux résultats du bac de l’année dernière, ou est-ce que cette moyenne n’est donnée qu’à titre indicatif ?

Les moyennes sont données à titre indicatif, comme repères pour éviter, à niveau constant des élèves, que les résultats du bac soient anormalement plus faibles ou plus élevés. On cherche ainsi à éviter un ajustement purement technique qu’aurait à faire la commission académique d’harmonisation ou le jury du bac.

Le nombre de ces évaluations ne pourrait-il pas dépendre du nombre d’heures effectuées avec la classe ?

Il est souhaitable d’avoir une moyenne qui soit la plus significative possible, donc qui ne s’appuie pas seulement sur un ou deux devoirs. Une évaluation formative peut être courte et ne pas être un devoir commun.

Pour les évaluations "formatives" : chacun peut donc faire ses évaluations comme il le souhaite ?

L’idée de partager les sujets de ces évaluations mais sans échanger sur les moyennes obtenues.

Est-ce que toute évaluation fait partie du contrôle continu ?

Chaque professeur est libre de décider des évaluations qu’il juge pertinent de prendre en compte dans la moyenne et avec quel coefficient dès lors que le résultat est significatif du niveau de chaque élève pour le baccalauréat.

Y a-t-il des notes qui peuvent être utilisées seulement pour le bulletin et pas forcément pour l’examen ?

Non, car chaque note dans le bulletin est prise en compte pour l’examen au titre du contrôle continu.

Les inspecteurs peuvent-ils venir dans les établissements pour apporter les éclaircissements nécessaires aux équipes pédagogiques ?

Bien sûr, c’est leur rôle.

Mise à jour : 7 mai 2021

Imprimer la page Modifier la taille des caractères Modifier la taille des caractères