Les milieux de vie des Néo-Calédoniens - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Géographie

Les milieux de vie des Néo-Calédoniens

L’ESPACE RURAL

Il est occupé principalement par la végétation naturelle et par les zones de culture et d’élevage, et couvre la plus grande partie du pays.

Les agriculteurs-éleveurs européens habitent le village, appelé “centre” en Nouvelle-Calédonie, ou la “station” au milieu des terres mises en valeur.

Les Kanak pratiquent le plus souvent les cultures traditionnelles sur les terres claniques et leurs habitations sont regroupées en villages ou tribus.

Le confort moderne est aujourd’hui répandu dans les campagnes (la Brousse) : téléphone, télévision, salles d’eau, appareils ménagers équipent de plus en plus les logements des habitants de l’intérieur et des îles.

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Terroir d’une tribu près de Boulouparis (Côte ouest)

De grands espaces, surtout dans les régions montagneuses, n’ont pas encore été aménagés. Partout la densité de la population est très faible.

Les villages, créés parfois pour abriter un centre pénitentiaire (Bourail), un poste militaire (Canala) ou des installations minières (Thio, Kouaoua, Népoui...), sont presque tous devenus les chefs-lieux des communes. On y trouve alors la mairie, la gendarmerie, la poste, le dispensaire, l’église ou le temple, l’école, et les commerces. Mais depuis quelques années des lotissements communaux (Fonds social de l’habitat) et la construction de nombreuses infrastructures culturelles, touristiques ou administratives mais aussi de collèges, de lycées et d’internats, attirent au village des familles de toutes ethnies, et notamment kanak.

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Le centre minier de Thio (Côte est)

L’ESPACE URBAIN

Il s’agit essentiellement de Nouméa et des autres communes de l’agglomération (Mont-Dore, Dumbéa et Païta) mais aussi de certains centres de Brousse.

À Nouméa, la ville ancienne abrite le port, le quartier des affaires (banques, commerces…) et les administrations.
Le littoral sud de la ville a une vocation à dominante touristique et résidentielle de standing (hôtels et appartements). Il existe aussi des quartiers où s’élèvent des immeubles d’habitation à loyer modéré (Montravel, Tindu, St-Quentin...).

À la périphérie s’organisent de plus en plus des lotissements de pavillons avec des zones commerciales (hypermarchés à Koutio, Magenta, Sainte-Marie) et les zones industrielles de Ducos et de Doniambo (usine métallurgique).

Ses multiples fonctions administratives et politiques (siège du Haut-Commissariat, du Congrès, du Gouvernement et de la province Sud), scolaires et universitaires, culturelles (centre Tjibaou et différents musées), économiques, font de Nouméa la
« capitale » de la Nouvelle-Calédonie. Elle compte 97 579 habitants en 2009.

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Le centre-ville de Nouméa

UNE AGGLOMÉRATION EN EXPANSION

Les communes proches, Mont-Dore, Dumbéa et Païta (où se situe l’aéroport international), qui étaient des zones rurales jusqu’en 1960, se sont transformées en cités-banlieues avec la création de nombreux lotissements. Les équipements culturels, sportifs, touristiques et administratifs ainsi que les zones d’activités s’y multiplient.

Elles constituent désormais avec la ville-centre le “Grand Nouméa”, agglomération de 163 723 habitants en 2009.

LES AUTRES CENTRES URBAINS

Sur la côte Ouest, La Foa, Bourail et Koumac, sont les centres les plus importants.
Sur la côte Est, Thio, Poindimié, et le village minier de Kouaoua rassemblent la majorité des Européens.

Au Nord, les communes de Voh-Koné (chef lieu de la province Nord)-Pouembout connaissent des mutations importantes engendrées par le projet d’usine métallurgique autour du massif du Koniambo. Aux Îles, c’est Wé (chef lieu
de la province des Îles) à Lifou qui accueille le plus d’infrastructures.

Mise à jour : 20 janvier 2015

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