Les relations éducatives entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Les relations avec les pays de la région

Les relations éducatives entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande

Un contexte favorable

En novembre 2009, le Vice-Recteur de Nouvelle-Calédonie en visite en Nouvelle-Zélande, a rencontré plusieurs partenaires institutionnels potentiels. Cette visite, première du genre, a été l’occasion de faire le point sur les échanges éducatifs entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. En 2012, deux nouvelles opportunités (réunion des réseaux français et projet d’accord en coopération entre la France et la Nouvelle-Zélande) ont été saisies par le vice-rectorat pour faire de nouvelles propositions.

Les relations entre la France et la Nouvelle-Zélande reposent sur des intérêts convergents : leur ancrage dans la culture européenne et une amitié forgée lors des deux guerres mondiales, des positions proches sur de nombreux dossiers internationaux et leur implication commune dans le Pacifique où la France est présente à travers trois collectivités (dont la Nouvelle-Calédonie), engagées dans des processus d’intégration régionale.

Les liens entre la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie s’ancrent dans l’histoire. Dans les deux archipels, proches, aux premiers peuplements inscrits dans les temps immémoriaux, suivent les premiers contacts entre Européens et Océaniens, les voyages d’exploration, les expériences coloniales. Les populations des deux archipels ont combattu ensemble lors des deux conflits mondiaux. Ces liens s’illustrent également par les échanges économiques (fréquentation touristique), culturels et sportifs, voire militaires. Ils se développent aussi par la coopération éducative.

Les actions de coopération éducative entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande se sont intensifiées les dernières années. En 2013, 17 des projets de voyage scolaires ont pour destination la Nouvelle-Zélande (essentiellement l’île du Nord), la majorité d’entre eux s’inscrivant dans le cadre de partenariats durables entre des collèges néo-calédoniens et des établissements néo-zélandais.

Les raisons de cette dynamique sont multiples :

1. Le français reste la première langue étrangère enseignée en Nouvelle-Zélande et l’anglais est la langue étrangère la plus enseignée dans l’enseignement secondaire en Nouvelle-Calédonie.

2. En Nouvelle-Calédonie, des séjours à caractère linguistique voient le jour dès l’école primaire voire la classe de 6e, et souvent se transforment en échanges réguliers à partir de la 4e. Les projets concernent toutes les disciplines, linguistiques d’abord mai aussi notamment le sport (le rugby en particulier), l’histoire (études des civilisations et des cultures, kanak, maori, océaniennes, anglo-saxonnes…) et la géographie (volcanisme, tourisme…). De nombreux projets pluridisciplinaires sont ainsi mis en place par les établissements.
Bourail High School students learning a Haka dance from their penpals in Rotorua

3. La Nouvelle-Calédonie mobilise des moyens financiers permettant d’alléger significativement les coûts de voyage pour les familles néo-calédoniennes. Les coûts d’un voyage vers la Nouvelle-Zélande (ou l’Australie) restent raisonnables si on les compare avec ceux d’un voyage vers l’Europe.

4. Les classes bilingues et les sections européennes se développent en Nouvelle-Calédonie, au collège et au lycée, incitant les enseignants à regarder du côté des voisins anglophones, avec pour objectif une meilleure maîtrise de l’anglais (à l’oral en particulier) et l’utilisation des TICE.

5. L’existence des jumelages de villes (comme Nouméa et Taupo) et d’appariements entre établissements scolaires contribue à mettre la Nouvelle-Zélande au premier rang des échanges scolaires.

6. La présence d’assistants de langue anglaise en Nouvelle-Calédonie, originaires de Nouvelle-Zélande, contribue chaque année à rapprocher les institutions et les établissements scolaires des deux pays.

7. Enfin, les bourses d’études attribuées par la Nouvelle Zélande (NZAID – new Zealand’s International Aid and Development Agency) à de jeunes calédoniens pour une durée de 3 mois à 1 ans ont contribué à développer une connaissance du pays et de la langue.

8. Un domaine d’échanges entre les deux pays s’est developpé : celui des stages professionnels, notamment dans le secteur des services (BTS : Commerce International, Assistant de manager).

Certaines actions traduisent un renforcement des liens :

  • la venue à Wellington d’un inspecteur d’arts plastiques du vice-rectorat dans le cadre d’une action de sensibilisation aux actions internationales et de promotion d’une meilleure connaissance des systèmes éducatifs respectifs.
  • a participation d’une équipe de joueurs de rugby du lycée Jules Garnier aux rencontres entre délégations des lycées de l’AEFE, en préfiguration de la coupe du monde de rugby ;
  • l’accueil d’enseignants néo-zélandais de français pour un court séjour, dans les établissements secondaires de Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d’un stage en formation continue ;
    Voir un article sur le site internet de l’université de la Nouvelle-Calédonie.
  • la participation de lycéens néo-zélandais à la fête de la science internationale à Nouméa ;
  • la mise en place des premières mobilités individuelles d’élèves consécutives à des séjours de classe.
Le Centre de documentation pédagogique de Nouvelle-Calédonie propose des productions utiles à l’accompagnement des programmes adaptés et à l’enseignement des langues.

http://www.cdp.nc

Mise à jour : 14 mars 2018

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