La stratégie d’ouverture internationale du vice-rectorat - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

logos du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, de la République française, et du vice-rectorat


La DAREIC : présentation et stratégie

La stratégie d’ouverture internationale du vice-rectorat

La stratégie d’ouverture internationale du vice-rectorat répond à trois objectifs

  • Faire des actions d’ouverture culturelle et internationale un vecteur de la réussite scolaire ;
  • Participer à la diplomatie culturelle de la France et à la promotion de la francophonie ;
  • Contribuer à l’intégration régionale de la Nouvelle-Calédonie.

La stratégie d’ouverture internationale du vice-rectorat s’organise autour de trois axes

La politique linguistique

  • Enseignement et diffusion du français autour de deux problématiques, la formation initiale et continue ainsi que le rayonnement culturel : accueil d’élèves, d’étudiants et d’enseignants étrangers dans les établissements ; partenariats avec le Centre de ressources pour les langues et l’ESPE de l’université, ainsi qu’avec le CREIPAC ; liens avec les services de coopération et d’action culturelle des Ambassades et les Alliances françaises.
  • Ouverture des sections européennes (anglais) dans les établissements du secondaire.
  • Ouverture d’une section internationale australienne en collège, dans la continuité des écoles primaires bilingues mises en place par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
  • Participation au programme national des assistants de langues étrangères au bénéfice des établissements secondaires publics de la Nouvelle-Calédonie : 4 Espagnols, 4 Australiens, 4 Néo-Zélandais et 2 Japonais ; extension du programme par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre de sa politique de coopération régionale, à 1 assistante d’anglais originaire de Fidji depuis 2011.

Les programmes de mobilité

  • La mobilité des cadres : le vice-rectorat conduit ou participe à des séjours d’étude ou à des missions de coopération dans les pays de la zone.
  • La mobilité enseignante : le vice-rectorat propose un stage autour des dispositifs d’ouverture européenne et internationaux en établissement ; il relaie les programmes de séjours linguistiques et professionnels portés par le CIEP et le programme européen erasmus+ permettant de mettre en place des mobilités d’apprentissage et des échanges entre établissements européens.
  • La mobilité des élèves : le vice-rectorat accompagne les actions d’ouverture internationale (AOI) des classes de collège, de lycée et de BTS des établissements publics, et attribue une subvention aux établissements. On compte environ 40 séjours scolaires à l’étranger chaque année vers la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Japon, le Vanuatu et Fidji, voire vers les pays de l’Europe et d’autres pays en Océanie et en Asie. En retour, les établissements de Nouvelle-Calédonie accueillent les élèves et les enseignants étrangers.

La coopération entre institutions éducatives

  • Vers l’Europe
    • actualisation d’une convention entre le vice-rectorat, le gouvernement de la Nouvelle- Calédonie et l’Agence A2e2f pour le déploiement du programme ERASMUS+ en Nouvelle-Calédonie ;
    • participation du vice-rectorat à la semaine de l’Europe organisée annuellement par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
    • relai de concours européens dont « Raconte-moi l’Europe » sous le patronage du député européen Maurice Ponga.
  • Dans la région Asie-Pacifique
    • le vice-rectorat a organisé différentes missions en coopération éducative depuis 2010 :
      • en Australie méridionale dans le cadre du premier accord engageant le vice-rectorat et un État étranger, à Canberra et à Melbourne ;
      • au Japon pour un renforcement des liens entre établissements scolaires et de la coopération linguistique et culturelle ;
      • au Vanuatu en appui à l’enseignement technique et à la formation des maîtres.
    • des missions en Nouvelle-Zélande ont été réalisées en 2012 et 2013, dans la perspective d’un projet d’accord administratif entre la France et la Nouvelle-Zélande incluant la Nouvelle-Calédonie ;
    • d’autres actions tissent des liens et renforcent des partenariats (séjour en observation dans les établissements du second degré public de professeurs australiens et néo-zélandais, appariements entre établissements dans le cadre des jumelages institutionnels entre municipalités (Ex : Nouméa-Taupo ; Poindimié- Nago, etc.),
    • des événements renouvellent les actions :
      • soutien aux actions de commémoration du 120e anniversaire de la présence japonaise en Nouvelle-Calédonie organisées par le consulat honoraire (2012) ;
      • fête de la science internationale en Nouvelle-Calédonie (2012) dans un partenariat porté par l’association Symbiose avec 6 pays invités : Australie, Nouvelle-Zélande, Corée, Japon, Vanuatu et Fidji ;
      • organisation par le vice-rectorat d’un concours de slam francophone en 2013 porté par la Maison du Livre avec 4 pays invités : Australie, Nouvelle-Zélande, Vanuatu et Fidji ;
      • projets de commémoration de la Grande Guerre (2014-2018).

La coopération régionale

Avec l’Australie : des opportunités multiples

La coopération entre la France et l’Australie dans les domaines éducatif et linguistique repose sur l’accord culturel de 1977 et le partenariat stratégique de 2012.

En 2011 a été signé le premier protocole d’accord en coopération éducative entre le vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie et une institution étrangère qui a ouvert de nouvelles opportunités d’échanges entre établissements du second degré et de formation pour les élèves, les étudiants et les enseignants ; il a également permis, par des séjours en observation et des échanges de pratiques, une meilleure connaissance des systèmes éducatifs respectifs.
Cette année, après avoir accueilli une mission d’observation du service des langues kanak du vice-rectorat, deux représentants de l’Australie du Sud ont participé au séminaire « Faites des langues » organisé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Depuis 2012, le vice-rectorat a répondu à diverses autres opportunités : participation au second Focus Océanie organisé par l’ambassade de France à Brisbane, présentation des actions de commémoration de la Grande Guerre lors de la conférence de la fédération des associations de professeurs de français australiens à Melbourne, partenariats avec le lycée franco-australien Telopea Park School de Canberra.

L’offre de formation aux professeurs de français australiens organisée par l’université et l’ouverture de « sections internationales australiennes" » en collège et lycée vont renforcer ces liens.

Avec le Vanuatu

Les actions de coopération régionale avec le Vanuatu : une expertise de l’enseignement français impliquant des acteurs de la Nouvelle-Calédonie

Les actions de coopération avec le Vanuatu sont anciennes. Actuellement, dans le cadre de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Vanuatu, et de sa déclinaison entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, les services du vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie sont mobilisés sur trois missions de coopération avec les partenaires ni-vanuatais dans le double objecif de faire des observations et des recommandations utiles dans le cadre de la réforme du système éducatif en cours dans ce pays :

  • Le corps d’inspection est intervenu en accompagnement de la restructuration de l’enseignement technique au Vanuatu ;
  • Une convention spécifique a permis une mutualisation des compétences et un échange de bonnes pratiques entre enseignements techniques des domaines de l’hôtellerie et de la restauration de Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu.
  • Dans le cadre de la formation dûe aux nouveaux cadres de l’enseignement, un inspecteur de l’Éducation nationale stagiaire, spécialité « Information et Orientation », a assuré un stage professionnel international à Port-Vila, ce qui a permis d’enrichir les observations et les recommandations des autres missions en cours.
  • Le vice-rectorat avec l’appui de l’institut de formation des maîtres de la Nouvelle-Calédonie assurera en 2013 une mission d’évaluation et de formation des enseignants du Vanuatu ;
  • Enfin, des actions de coopération avec le centre de formation au DAEU de Port-Vila en 2013 doivent permettre de renforcer la formation des enseignants et l’information des étudiants.

Avec Fidji

Coopération éducative entre le vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie et Fidji : un nouvel axe

Des échanges scolaires anciens existent mais restent exceptionnels entre établissements de Nouvelle-Calédonie et de Fidji (collège de Canala et Grammar School de Suva, collège de Magenta et International School de Suva).

Deux actions conduites en 2012 ont permis de renforcer les liens :

  • le recrutement d’ assistants de langue anglaise par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
  • l’invitation d’une délégation de lycéens de la Grammar School de Suva à la Fête de la science internationale en Nouvelle-Calédonie (avec 5 autres délégations étrangères).

Actuellement, le vice-rectorat, en lien avec le service de coopération régionale du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’ambassade à Suva, poursuit trois objectifs :

  • apports du label et de l’enseignement français à Fidji (et réciprocité) par le partage de pratiques d’excellence autour des métiers de l’hôtellerie et de la restauration ;
  • ouverture de stages internationaux pour les élèves et étudiants de la Nouvelle-Calédonie ;
  • développement des compétences linguistiques des élèves et des étudiants (BTS).

Avec la Nouvelle-Zélande

Enjeux d’un arrangement administratif entre la France et la Nouvelle-Zélande incluant la Nouvelle-Calédonie : la recherche d’un modèle

La coopération entre la France et la Nouvelle-Zélande dans les domaines éducatif et linguistique repose actuellement sur l’accord culturel de 1977 et s’exprime principalement autour de l’enseignement de la langue française et du programme d’assistants de langues. Dans le même temps les échanges scolaires sont importants entre les établissements de la Nouvelle-Zélande et ceux de la Nouvelle-Calédonie, et des actions de formation des enseignants sont entreprises ou attendues.
Il existe un fort potentiel pour le développement d’une coopération élargie à l’ensemble du champ éducatif.

Les systèmes éducatifs français et néo-zélandais diffèrent, dans leurs modes de fonctionnement et leurs principes pédagogiques, mais leurs qualités respectives sont reconnues. En Nouvelle-Zélande le bilinguisme et le biculturalisme ont droit de cité. Les expertises et échanges de bonnes pratiques seraient profitables à la France et la Nouvelle-Zélande, ainsi qu’à la Nouvelle-Calédonie.
L’arrangement administratif porterait notamment sur :

  • les échanges d’expertise ;
  • la formation continue et la mobilité des enseignants ;
  • la formation et la mobilité des cadres éducatifs ;
  • l’enseignement bilingue ;
  • les partenariats et les échanges scolaires ;
  • le programme d’assistants de langue ;
  • le DELF scolaire…

Dans cette perspective, une mission du vice-rectorat a été réalisée en 2012, permettant de faire des observations et des propositions.

Mise à jour : 30 juin 2016

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