La Nouvelle-Calédonie dans la Première Guerre mondiale (1914 - 1918) - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Histoire

La Nouvelle-Calédonie dans la Première Guerre mondiale (1914 - 1918)

LE BATAILLON MIXTE DU PACIFIQUE DANS LA GUERRE

Le premier contingent calédonien composé de citoyens français (créoles et français calédoniens, néo-hébridais et tahitiens) mobilisés dès août 1914 embarque sur Le Sontay en avril 1915. Les engagés volontaires du « bataillon des tirailleurs des îles du Pacifique » partent en juin 1916. Les Calédoniens rejoignent les champs de bataille peu après leur arrivée, alors que les Kanak sont des ouvriers jusqu’en avril 1917.

Les combattants calédoniens et indigènes sont intégrés au Bataillon mixte du Pacifique à partir de 1917, regroupant les Créoles néo-calédoniens et néo-hébridais et les Tahitiens. En tout, quatre contingents rejoignent la métropole de 1915 à 1917. Mais durant toute la guerre, individuellement ou en petits groupes, des soldats et des tirailleurs partent pour la France ou rentrent au pays.

De 1914 à 1918, les Créoles et Français du Pacifique participent à de nombreuses batailles : La Somme (Barleux), Verdun ... ils intègrent l’armée d’Orient (Salonique et les Balkans) puis, à partir de juillet 1917, avec les tirailleurs kanak, participent, au sein du Bataillon Mixte du Pacifique, aux batailles du Chemin des Dames et de l’Aisne (Vesles-et-Caumont 1918), …

Environ 2000 citoyens et sujets ont été mobilisés en Nouvelle-Calédonie ou se sont engagés volontairement rejoignant en majorité les 120 Néo-Calédoniens mobilisés sur place en métropole : 1047 d’origine européenne et 978 Kanak ; 575 d’entre eux sont morts pour la France.

Tirailleurs kanak avant leur départ pour la métropole en 1916 – collection Brun
Tirailleurs kanak avant leur départ pour la métropole en 1916 – collection Brun

LA RÉVOLTE KANAK DE 1917

Le mécontentement grandit chez les Kanak pour diverses raisons (le cantonnement, les mesures de l’indigénat, …). En 1914, les chefs de Muéo, Témala, Hienghène et Tiwaka sont réunis par le chef Poindet Apengou et le sorcier Patéou pour un grand pilou de guerre. Finalement, la nouvelle pression fiscale sur les Kanak, le refus de certains Kanak de partir pour le front et la diminution des effectifs militaires incitent ces chefs à envisager des hostilités lors d’une réunion à Tiendanite, fin 1916.

Des troubles éclatent dans une tribu de Koné début avril 1917 : des tribus pro-françaises de Koniambo sont attaquées par Noël, le petit-chef de Tiamou. À partir de ce moment-là, l’insécurité règne.

Les attaques de stations et les assassinats se multiplient à Koné, Pouembout, dans la haute vallée d’Amoa, dans la vallée de la Tipindjé. Toutefois la révolte reste circonscrite au grand rectangle Hienghène, Poindimié, Muéo, Voh. Les actions de guérilla ménées par les insurgés sont réprimées par une « pacification » à outrance de l’armée aidée par des permissionnaires néo-calédoniens et tahitiens et par un grand nombre de supplétifs kanak.

La dernière action de Noël est l’attaque, le 23 mai du poste militaire de Voh et de la mine du Kopeto. « L’expédition de pacification » qui a débuté dès le mois d’avril se poursuit jusqu’à la mort de Noël le 6 janvier 1918.

Mise à jour : 18 novembre 2015

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