La révolte de 1878 - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Histoire

La révolte de 1878

De nombreux Kanak sont mécontents car la colonisation grignote leurs terres, profane leurs lieux sacrés et les traite parfois en êtres inférieurs. Des incidents ont régulièrement lieu. Or en 1877, à cause de la sécheresse, le bétail détruit les cultures indigènes sur les terres limitrophes de la Pénitentiaire et parfois dans les tribus. De plus, en décembre débute la délimitation des tribus de la région de La Foa.
C’est alors que le libéré Chêne, sa femme kanak et leur fils sont assassinés le 19 juin 1878, entraînant l’arrestation des chefs de la région.

Les 25 et 26 juin, Ataï et ses guerriers attaquent La Foa et Boulouparis et libèrent les chefs. Ils massacrent aussi une centaine d’Européens et détruisent tout sur leur passage. Mais le 27 juin, le lieutenant de vaisseau Servan obtient le ralliement du chef de guerre Nondo, de Canala, qui trouve là l’occasion de se battre contre des ennemis héréditaires.

Désormais les Kanak choisissent leur camp suivant leurs alliances traditionnelles et une majorité de tribus rejoint les Français. Les combats continuent et s’étendent, malgré la mort d’Ataï le 1er septembre 1878.

D’autres foyers de révolte se déclarent sur la côte Ouest car beaucoup de tribus se soulèvent par peur des représailles. En février 1879, le gouverneur Olry promet le pardon aux insurgés qui se rendent le 3 juin, l’état de siège est levé entre Boulouparis et Bourail.

Plus de 1000 morts dont 200 Européens et 800 à 1000 Kanak. Plus de 1500 d’entre eux sont déportés, certains à Tahiti.

Beaucoup de colons sont ruinés et les autorités s’interrogent un moment sur l’avenir de la colonie.

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Guerriers canaques au XIXe siècle

Mise à jour : 20 janvier 2015

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