La Nouvelle-Calédonie devient une colonie française (1853-1870) - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Histoire

La Nouvelle-Calédonie devient une colonie française (1853-1870)

LA PRISE DE POSSESSION PAR LA FRANCE

La France de Napoléon III cherche une terre
nouvelle, libre de toute occupation européenne, pour
y fonder une colonie pénitentiaire. Par ailleurs, la
France souhaite renforcer sa présence dans le
Pacifique, encore faible, alors que le Royaume-Uni
possède déjà l’Australie et la Nouvelle-Zélande et
envisage d’annexer la Nouvelle-Calédonie. Enfin, il
faut protéger et soutenir les missionnaires et les
navires de commerce français.

Le contre-amiral Febvrier-Despointes, venant de
Tahiti, organise à Balade, le 24 septembre 1853, la
cérémonie officielle de prise de possession en présence
des missionnaires et des chefs locaux. La cérémonie
se répète à l’île des Pins, le 29 septembre, en
présence du chef Vendegou qui signe l’acte officiel.

LES DÉBUTS DE LA COLONIE (1853-1860)

De 1853 à 1860, la Nouvelle-Calédonie est rattachée
aux É.F.O., Établissements Français d’Océanie
(aujourd’hui Polynésie française). Il faut un
chef-lieu à cette nouvelle colonie. Tardy de
Montravel arrête son choix sur Nouméa qui offre de
nombreux avantages. La rade est grande, profonde et
bien abritée des vents. Le site est également facile à
défendre. Le chef-lieu est baptisé Port-de-France, en
juin 1854. Afin d’assurer la défense du site, un fortin,
le Fort Constantine, est rapidement construit.

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Port-de-France en 1864

Les premiers lots de Port-de-France sont attribués
ainsi que les premières concessions rurales
autour du chef-lieu.

Dès 1855, l’extension de la colonisation provoque
l’opposition de certains chefs kanak qui se
sentent dépossédés de leurs terres. Sur la côte Est,
les insurgés sont principalement les chefs Bouarate
(Hienghène) et Bouéone (Balade).

Dans la région de Port-de-France l’opposition
est menée par le chef Kuindo.

L’IMPULSION DÉCISIVE DE GUILLAIN, PREMIER GOUVERNEUR (1862-1870)

À partir de 1862, la Nouvelle-Calédonie est érigée
en colonie autonome. Tout est à faire : organiser
la transportation, la colonisation pénale et la colonisation
libre. Le premier gouverneur, Charles
Guillain, doit aussi créer l’administration, organiser
l’économie et conduire une politique indigène. Il
favorise l’agriculture et l’élevage grâce entre autres
à une ferme modèle installée à Yahoué, tandis que
l’ingénieur Jules Garnier explore de 1863 à 1866, les
richesses minières de la Grande Terre.

Guillain, saint-simonien convaincu, est un
ardent défenseur tant de l’assimilation que de la
colonisation. L’assimilation doit favoriser la rencontre
pacifique et tolérante des deux cultures. En
1867, les tribus sont créées et, l’année suivante, les
terres tribales, constituées en « réserves », sont
déclarées « inaliénables et incommutables ».

Les réserves doivent protéger la société traditionnelle
des excès de la colonisation.

En encourageant la petite propriété, c’est-à-dire
jusqu’à 500 ha, Guillain attire de nombreux immigrants.
En 1870, on compte 1300 Européens installés
à Nouméa, au Mont-Dore, à Saint-Vincent.

Mise à jour : 28 février 2011

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