Les premiers contacts avec les Européens (1774 - 1840) - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Histoire

Les premiers contacts avec les Européens (1774 - 1840)

COOK RÉVÈLE L’EXISTENCE DE LA GRANDE TERRE À L’EUROPE

Au cours de son deuxième voyage dans le Pacifique, après avoir exploré l’archipel des
Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), le capitaine britannique James Cook vogue vers la Nouvelle-Zélande, quand l’aspirant Colnett aperçoit une nouvelle terre : c’est le 4 septembre 1774. Cette île, Cook l’appelle « New-Caledonia ».

Il longe la côte Est vers le sud. Le 23 septembre 1774, il est en vue de Kunié qu’il nomme île des Pins en raison de ses nombreux Araucarias (pins colonnaires).

À la recherche de l’infortuné Lapérouse, Antoine Bruni d’Entrecasteaux fréquente également les eaux néo-calédoniennes en 1792 et 1793, y baptise de nombreux lieux maritimes (Huon, Surprise, Beautemps-Beaupré...) et réalise le premier tracé de la côte Ouest.

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La Pérouse reçoit ses instructions de Louis XVI (1788)

DUMONT D’URVILLE RECONNAÎT LES ÎLES LOYAUTÉ

Si les bateaux anglais empruntent souvent le chenal dit des Loyauté, ces îles sont représentées très approximativement sur les cartes au début du XIXe siècle. Dumont d’Urville redécouvre en 1827 Maré, puis Lifou et Ouvéa. Lors d’un deuxième voyage dans le Pacifique, en 1840, il établit la carte définitive des îles Loyauté.

LES CHASSEURS DE BALEINES

Dès le début du XIXe siècle, les chasseurs de baleines et de cachalots découvrent les richesses en cétacés des mers du Sud. Ils fréquentent les eaux néo-calédoniennes à partir de 1810-1820. Les bateaux relâchent aux îles Loyauté et dans le nord pour s’approvisionner en eau et en vivres.

Une station pour l’extraction de l’huile de baleine a même fonctionné à Lifou. Mais le remplacement de l’huile de baleine par le pétrole et l’épuisement des bancs de baleines entraînent la fin de cette activité en Nouvelle-Calédonie après 1860.

À LA RECHERCHE DU SANTAL

Le développement des premières villes australiennes contribue à l’établissement de circuits commerciaux et très vite quelques denrées permettent de faire de gros profits.

L’ouverture du marché chinois, gros producteur de thé mais peu intéressé par les produits manufacturés européens, permet aux commerçants de se faire payer le santal et le trépang au plus haut prix.

C’est le commerce du bois de santal qui provoque les premiers échanges entre les Mélanésiens de Nouvelle-Calédonie et le monde moderne des Européens.

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La préparation du trépang

Ils durent de 1841 jusqu’à la fin des années 1850. Le santal est un arbuste au coeur très odoriférant.
Il est très demandé par les Chinois qui s’en servent pour fabriquer l’encens brûlé dans les temples, en parfumerie et en ébénisterie.

DES « BEACHCOMBERS » AUX « TRADERS » : DES COMMERÇANTS INTRÉPIDES

Les premiers Européens s’installent en Nouvelle-Calédonie. D’une part, les côtes néo-calédoniennes reçoivent progressivement des « beachcombers », c’est-à-dire des « écumeurs de plage », occidentaux naufragés, déserteurs, mutins ou rescapés
des colères océaniennes. L’histoire a perdu le nom de la génération, surtout d’origine anglo-saxonne, arrivée avant la colonisation, mais elle a retenu les noms de leurs successeurs (Streeter, Forest, etc…)

D’autre part, les armateurs Towns et Paddon édifient des stations permanentes de travail, le premier à l’île des Pins en 1848, le second à l’île des Pins puis à l’île Nou en 1854. Il leur arrive aussi de déposer des marins afin de tenir des comptoirs temporaires.
Ces dépositaires troquent des morceaux de fer, des tissus, des perles de verre, du tabac et bientôt quelques fusils et balles, contre le bois de santal et le travail volontaire des Mélanésiens (coupe, nettoyage et transport du bois jusqu’à la plage).

D’autres produits intéressent également les commerçants comme la nacre, l’huile de coco et les holothuries. Les pêcheurs de trépang ou biche de mer s’avèrent importants dans cette période de premiers contacts, du fait qu’ils restent plusieurs mois à terre au milieu des tribus et que leur activité demande la protection et la participation des Kanak.

Mise à jour : 20 janvier 2015

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