La société néo-calédonienne - Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie

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Géographie

La société néo-calédonienne

UNE MOSAÏQUE DE COMMUNAUTÉS

En 2004, la Nouvelle-Calédonie comptait plus de 240 000 habitants pour une superficie de référence de 18 575 km2, soit une densité de 12,1 habitants au km2.

La population présentait un éventail pluri-ethnique original. L’évolution démographique des communautés mélanésiennes fait état d’une diminution jusqu’à 1921 du fait du choc culturel. Puis un redressement sensible apparaît et il ne cesse de s’accentuer
jusqu’à nos jours. Grâce à un fort accroissement naturel, les Mélanésiens étaient en 1996 environ 87 000(*) soit 44% de la population totale et constituaient l’ethnie la plus nombreuse.

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Sur cette photo de classe,sont réunies plusieurs communautés de la Nouvelle-Calédonie

Les Européens ou métis-Européens (67 000(*)) qui vivaient en 1996 en Nouvelle-Calédonie (34% de la population totale) se concentraient à 90% dans la province Sud. Leur progression au XXe siècle va de pair avec l’activité du Territoire impliquant une
forte immigration surtout dans les années 1960-70.

Les Polynésiens formaient un groupe important composé de 17 700(*)Wallisiens-Futuniens et 5 200(*) Tahitiens représentant ensemble 11,5% de la population
calédonienne.
Ce sont surtout les grands travaux industriels et routiers des années 1955-56 qui les ont attirés.
Au nombre de 5 000(*), les Indonésiens sont pratiquement tous “niaoulis”, c’est-à-dire nés dans le pays. Leur présence remonte à la fin du siècle dernier.
Venus en groupes de travailleurs sous contrat, beaucoup ont regagné l’Indonésie, une fois leur séjour terminé.

Les Vietnamiens (2 800(*)) sont les descendants, eux aussi, de travailleurs sous contrat.
Avec les Ni-Vanuatu (2 200(*), les Français originaires des départements d’outre-mer
(Martiniquais, Guadeloupéens, Réunionnais) et les Japonais du début du siècle, l’ensemble de la population calédonienne forme une société pluri-ethnique.

(*) Chiffres de 1996, la répartition ethnique n’étant pas disponible au mois de novembre 2009 pour le recensement de 2009 où la population totale atteint 245 580 habitants.

UNE POPULATION QUI S’ACCROÎT

Il apparaît qu’en Nouvelle-Calédonie, entre les derniers recensements de 1983 et 1989, la population s’est accrue de près de 19 000 personnes (de 145 000 à 164 000), de 33 000 de 1989 à 1996 (164 000 à 197 000) et de près de 33 000 de 1996 à
2004 (197 000 à 230 000), de près de 15 000 de 2004 à 2009 (230 000 à 245 000).

En Nouvelle-Calédonie, le taux de natalité est en baisse régulière depuis 1996, il est passé de 22,3% à 16,2% en 2008.

UNE POPULATION TRÈS INÉGALEMENT RÉPARTIE

C’est dans le sud et l’ouest de la Grande Terre que se concentrent les Européens et les ethnies non mélanésiennes. Le Grand Nouméa où habite 63% de la population totale, connaît les plus fortes densités.
La majorité des Mélanésiens vit en Brousse ou dans les îles.

En règle générale, la population se groupe dans les vallées et sur les franges côtières, le reste du territoire apparaissant vide.

Il n’existe pratiquement pas de lieu habité au-dessus de 500 mètres. On remarque un flux migratoire de l’intérieur vers Nouméa dont le pouvoir d’attraction est de plus en plus fort.

LA COMMUNAUTÉ MÉLANÉSIENNE

Le clan est composé essentiellement des descendants d’un ancêtre commun. Tout mouvement foncier est soumis à l’agrément du clan.

Une tribu est formée de un ou plusieurs clans généralement rattachée à des groupements administratifs plus importants, les districts ou chefferies. La charge du chef est en principe héréditaire.

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L’acte coutumier où l’igname tient une place centrale dans le monde canaque

Les petits chefs et les grands chefs sont assistés par un conseil des anciens, qui règle, selon la coutume, la plupart des problèmes et des activités de la vie de groupe.

En Nouvelle-Calédonie, on dénombre 341 tribus correspondant à 250 chefs et à 38 grands chefs, et 56 542 personnes vivent en tribus (29% de la population totale).

Après plus d’un siècle de présence française, les langues vernaculaires, se sont maintenues et ont conservé la plus grande partie de leur richesse.

Aujourd’hui, on compte 28 langues pour 87 000 Mélanésiens (chiffre de 1996).
Les plus importantes sont parlées par quelques milliers de personnes, les moins importantes par quelques dizaines seulement.

L’HABITAT MÉLANÉSIEN

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Tribu de Bopope dans la chaîne centrale

Les villages autochtones regroupent généralement 200 à 300 habitants, mais les tribus de la chaîne se morcellent en hameaux de quelques dizaines de personnes. L’habitat est composé de cases traditionnelles, de cabanes en tôle et de maisons en dur, parfois très modernes. Le pouvoir d’attraction de Nouméa et de sa banlieue, avec l’essor de l’industrie métallurgique, des travaux publics et des services, a été très fort. En 1996, ils représentaient 23% de la population de Nouméa, les trois-quarts étant originaires des îles. Ainsi, en 1996, avec près de 17 000 Mélanésiens, Nouméa connaît la plus grande concentration de population autochtone de Nouvelle-Calédonie.

Rappel : les chiffres de la répartition ethnique ne sont pas disponibles pour le
recensement de 2004 et sont en attente pour le recensement 2009.

Mise à jour : 20 janvier 2015

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